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Créé en 2018 par le Ministère de la Transition Écologique, le Label Bas-Carbone (LBC) s’est imposé comme l’un des piliers du financement climatique en France. Ce dispositif permet de certifier des projets de réduction ou de séquestration des émissions de gaz à effet de serre sur le territoire national, garantissant ainsi aux financeurs que leurs contributions participent concrètement à la décarbonation de l’économie française.
Après notre premier article consacré au fonctionnement du Label et à ses différences avec les standards internationaux (Verra, Gold Standard…), ce second volet dresse un panorama complet des méthodologies actuellement approuvées — 16 à ce jour — couvrant des domaines variés : la forêt, l’agriculture, le bâtiment, les transports, le monde marin et le domaine urbain.
Le secteur forestier, qui représente plus de 30 % du territoire métropolitain, reste la colonne vertébrale du Label avec des méthodes telles que le boisement, le reboisement ou la gestion à stock continu.
Côté agriculture, plusieurs méthodologies favorisent la transition vers des pratiques plus durables — réduction des intrants, haies, vergers, élevages bas carbone — tout en apportant des co-bénéfices significatifs pour la biodiversité, la qualité des sols et la rémunération des agriculteurs.
Au total, plus de 1 900 projets ont déjà été labellisés, représentant plus de 7 millions de tonnes de CO₂ séquestrées ou évitées, majoritairement grâce aux méthodes forestières et agricoles. La dynamique s’accélère, avec un record de labellisations en 2024 et de nouvelles méthodologies en cours de développement : agroforesterie, tourbières, viticulture, élevages porcins, entre autres.
Le Label Bas-Carbone poursuit ainsi sa montée en puissance, contribuant à faire du territoire français un véritable laboratoire de la transition écologique territoriale.
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